
En période électorale, les parties politiques cherchent les voix des minorités ethniques. Il est facile d’observer ce comportement à travers les “Pardons” sollicités en Martinique et en Afrique à destination des électeurs de martiniquais ou d’origine africaine.
Un Président polonais avait réactivé des souvenirs historiques avec l’Allemagne, le résultat politique n’a pas été bénéfique. Les mêmes tensions existent entre la Chine et le Japon lorsque la première exige excuses et réparation. La même démonstration est à faire entre la Turquie et l’Arménie.
Si cette opération de rappel de souvenirs douloureux n’est pas suivie par des actes concrets de réparation alors là, l’électeur d’origine africaine pensera à la fable du corbeau et du renard de La Fontaine. Qu’est ce qu’on est entrain de nous chanter?
Un an après Lisbonne: le partenariat Afrique-UE en action (débat au Parlement européen)
- Résolution du Parlement européen
- Interventions du Commissaire européen Louis Michel lors des débats (Vod_1, Vod_2)









3 juin 2009 à 23:39
On ne me mangera plus mon fromage.
Cette métaphore est alléchante, mais comme nous le savons La Fontaine s’est largement inspiré d’Esope (aurait vécu au VIIe-VIe siècle avt J.C):”Un corbeau qui avait volé un morceau de fromage”…le renard le félicita de son allure… pour être le roi des oiseaux… s’il avait une belle voix…il lâcha le fromage le renard se précipita et, saisissant le morceau dit :ô corbeau, si tu avais aussi un peu de tête, il ne te manquerait rien pour devenir le roi des oiseaux “.
Je quitte le fabuliste prolifique et je pose la question qui à mon sens doit précéder tout débat, dès lors qu’il s’agit de lire l’Histoire gravée dans le marbre – qui d’ailleurs s’avère parfois “réinscriptible”. Pour ma part, je dénie le droit à un(e) élu(e) de rechercher ou proposer le “pardon” pour deux raisons principales :
-à ma connaissance, je n’ai lu dans aucun programme électoral proposé par les leaders d’engagement pour une quelconque démarche de repenti,
-rechercher ou proposer le pardon, c’est se lever et agir comme un procureur dont le réquisitoire est censé rappelé l’acte d’accusation d’une mémoire historique dont les protagonistes sont, le temps ayant passé, dans l’incapacité de se défendre.
Il me semble que la politique attendue par les populations qui seraient susceptibles d’être sollicitées par le pardon est celle de leur intégration dans un monde économique qui ne phagocyte plus leurs efforts pour vivre selon leur culture et sur leur terre.